mercredi, mars 26, 2008

Le PQ et l'allégorie de la maison québécoise

Bonjour à tous... un petit billet inspiré d'une citation de Joseph Facal pour lancer le bal.

« À plus forte raison quand un groupuscule comme le SPQ Libre [...] travaille activement à dépeindre comme des idées de «droite» des évidences acceptées par les gauches responsables partout ailleurs en Occident. »
J.Facal

Je trouve déplorable qu'il n'y ait pas suffisamment d'énergie mise dans la dénonciation du manque de cohérence de ces groupes idéologiques. Sans verser dans la théorie économique qui répugne une grande partie de l'électorat, je crois qu'il est assez simple d'illustrer notre situation actuelle en prenant l'image d'un ménage québécois:

Dans notre maison qu'est le Québec, il y a deçà quelques décennies, nous avons fait le choix de se procurer certains services pour assurer une qualité de vie appréciable pour tous les membres de notre famille. Parmi ces choix familiaux, on retrouve:
1- Un professeur gratuit pour les jeunes qui désirent s’instruire.
2- Une gardienne pour s’occuper des enfants en bas âge lorsque nous ne sommes pas à la maison.
3- Un médecin de famille et des pansements pour tous ceux qui sont blessés.
4- De l'argent de poche pour les étudiants et pour ceux qui sont inaptes au travail.
5- Et enfin, un homme à tout faire attitré aux menus travaux, à l’entretien et aux ouvrages d’infrastructure de la maisonnée.

À partir du moment où il n'est pratiquement plus possible de payer toutes ces personnes en 2008 étant donné notre situation financière précaire (causée par une augmentation incontournable du salaire de ces ressources et de la concurrence des familles voisines pour se les approprier). Trois choix se présentent donc à nous:

1- Se départir d'une de ces ressources ou d’une partie des services qu’ils nous offrent  (i.e. remettre en cause nos acquis sociaux)
2- Faire appel à de nouvelles ressources à temps partiel qui nous promettent de faire la même chose pour moins cher (mais qui n’ont peut-être pas notre bien aussi à cœur qu’ils le prétendent)  (i.e. faire appel au privé et à la sous-traitance)
3- Augmenter le salaire familial de manière raisonnable sans remettre en cause notre qualité de vie  (i.e. créer des richesses de manière durable et responsable pour faire face à ces coûts grandissants)

À partir du moment où le PQ a fait le choix de ne pas remettre en cause les acquis sociaux et de rejeter l'apport du privé... la réponse m’apparaît extrêmement simple.

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