mercredi, février 21, 2007

Tellement triste...

Hier, Michel Audet a présenté le budget le drabe, le plus terne, le moins inétressant qu'il m'ait été donné de voir depuis que je m'intéresse au monde politique. Tellement qu'au Téléjournal d'hier, à 22h15, on parlait déjà d'autres sujets, alors que normalement, l'heure au complet est consacré au budget.

On dit que c'est un budget de continuité. On dit que c'est le prolongement de la plate-forme électorale libérale. Si c'est le cas, je nous plains collectivement.

Je nous plains parce qu'on est au point où un politicien peut se présenter devant l'électorat en lui promettant de ne rien faire, ou d'en faire le moins possible. Le cynisme populaire est tellement élevé que ça va fonctionner, et c'est ça qui est triste.

C'est triste sur deux volets :

  • Premièrement, c'est poche parce qu'on en est rendus là : exiger que rien ne se fasse pour être sûr qu'aucune merde ne survienne (Gaspésia, métro de Laval, etc.).
  • Deuxièmement, c'est poche parce que les politiciens, par pur électoralisme confortable, embarque là-dedans, en promettant de faire le moins de vague possible.

Le précédant gouvernement péquiste a peut-être été responsable du fiasco de la Gaspésia (sur lequel Jean Charest a fait tellement de millage), mais il a aussi créer la cité du commerce électronique (on apprenait d'ailleurs la semaine dernière que Ubisoft va investir 454 M$ à Montréal, dans la Cité du Multimédia... Et qui, croyez-vous, était là, affirmant que c'est grâce à lui que tout ça est possible ? M. Charest, qui a décrier les crédits d'impôts aux enreprises multimédia durant tant d'années...). Pauline Marois avait peut-être des toillettes silencieuses à 45 000 $, mais elle a mis en place les CPE, que M. Charest a voulu éliminer pour finalement continuer d'y investir...

Bref, aucun bilan libéral à défendre. Seulement la continuité de ce qui s'est fait de bien avant.

Et là, la promesse, c'est de continuer à ne rien faire.

Le budget d'hier, effectivement, ne fait rien. Aucune vision. Si on veut des gestionnaires au parlements, engageons des Syndics ou une firme spécilisée dans la gestion fiduciaire. Une business de 55 G$ revenus, ça existe dans le privé. Ça ne ferait pas peur.

... en plus, on sauverait sur les attachés de presse...

M. Audet, hier, nous a prouvé que son gouvernement pourrait s'appeller PricewaterhouseCoopers ou Ernst&Young. Juste de la gestion courante des fonds. Pas de vision.

C'est ça qu'on va nous vendre et j'ai bien peur que c'est ce qu'on va acheter... pis on va en être content en plus !

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