lundi, février 27, 2006

Claudia

Lu dans le magazine l'Actualité de mars 2006, de la plume de Jean-François Lisée :

En parlant de l'échangisme, que les québécois sont probablement heureux de voir être légalisé chez eux :
"S'applique ici un principe que j'ai désigné sous le nom évocateur de "facteur Claudia Schiffer" [...]. Je l'ai inventé, avant le référendum de 1995, pour expliquer un comportement électoral classique à deux conseillers du ministre de l'Agriculture qui ne comprennaient pas pourquoi tant de Québécois craignent de perdre leur passeport canadien, alors que la majorité d'entre eux n'en possèdent même pas.
Pensez-vous, leur répondis-je, qu'il est probable qu'un de vous deux passera une nuit avec Claudia Schiffer ? Ils avouèrent que non. Si je vous disais, continuai-je, qu'en votant OUI vous renoncez définitivement à toute possibilité de jamais passer la nuit avec elle, n'hésiteriez-vous pas ? L'un d'eux admit que, tout bien considéré, ce renoncement lui coûterait."

Je n'aurai jamais cru pouvoir faire un rapprochement un jour entre Claudia Schiffer et les Rocheuses...

Qui est différent de qui ?

Jeff Filion. Encore. Ce n'est pas qu'il est complètement imbécile ; il n'est simplement pas partuculièrement intelligent. Selon lui - et d'autres analystes qui se penchent sur la manière dont la ville de Québec vote - ce n'est pas Quéec qui est différent du ROQ ("rest of Quebec"), mais Montréal.

Un homme conduit sur l'autoroute 20. À la radio, on entend "attention, un fou conduit en sens inverse sur la 20 ouest !". Lui de crier, en essayant d'éviter toutes les voitures qui foncent sur lui "y en a pas juste un, bâtard !".

Quelle est la marque de cette voiture ? Montréal ou Québec ? Qui la conduit ? Marie-France Bazzo ou Jeff Filion ?

Mais surtout : les autres conducteurs sur l'autoroute, qu'est-ce qu'ils écoutent à la radio ?

Probablement les dessous de Loft Story. Alors ils s'en fouttent tous pas mal !

samedi, février 18, 2006

Jean-Baptiste P.

Hier, je suis allé au TNM, voir le malade imaginaire. Avant le début de la représentation, Gérard Poirier est venu nous dire que Molière mourait le 17 février il y a exactement 333 ans.

Mais aussi, que ce Molière était le 33e à être monté au TNM. Et que cette représentation en était la 33e...

Molière est mort après avoir joué pour la 4e fois son malade imaginaire. En épitaphe, on dit que s'il joue le mort, il le joue fort bien...

Certaines coïncidences font sourire. Ou font peur.

John Stuart est réellement excellent...

http://movies.crooksandliars.com/TDS-Cheney-Shotg.mov

Pour une raison que j'ignore, le link marche pas. Alors copiez et collez dans la barre d'adresse de votre navigateur...

C'est un peu long, mais ça vaut la peine.

vendredi, février 17, 2006

L'homme qui plantait des idées

J'ai eu la chance de rencontrer hier un monsieur bien intéressant. Dans le coin d'où je viens, il impose le respect et tout le monde le connait. Il a été maire, préfet de MRC, il a siégé à l'UMRCQ et a été président de la Caisse Desjardins de la ville duant 13 ans. Beaucoup d'expérience de toute sorte.
Il doit bien avoir 70 ans. Il parle encore avec passion des idées qui l'habitent. Il m'a raconté avec beaucoup d'enthousiasme - assis au bout de sa chaise - la fois, dans les année '60, où il avait eu l'idée d'avoir une cour municipale pour éviter que les petites villes ne paient des fortunes pour poursuivre un citoyen qui pose sa clôture 6po trop loin...

20 ans plus tard, le Québec a des cours municipales...

Mon dieu que la politique est lente à réagir, même aux idées avec lesquelles tout le monde est d'accord.
Pas surprenant que les jeunes fuient l'implication politique. Mais pendant que les organismes non politique foisonnent (INM, Parlements jeunesse et étudiant, etc.), les décisions sont toujours prises par des "vieux". Et le vieux s'occupent des vieux. Résultat : on parle 10 000 fois plus de santé - préoccupation de vieux - que d'éducation.

Pendant ce temps, le taux de décrochage à Montréal devient endémique et le MEQ diminue toujours et encore les critères de passage. Bientôt, on pourra trouver un D.E.S. dans une boîte de Corn Flakes... Mais tous les vieux auront leur cataracte soignée en une semiane ou moins.

Bref, ce monsieur de 70 ans qui a vu et vécu beaucoup faisait sensiblement les même constats que moi et sa conclusion m'a frappé en ne me surprenant pas : "c'est à vous, les moins de 30 ans, de changer les choses. C'est pas les vieux qui vont changer les manières de faire".

Ça, c'est l'évidence. Ce qui est moins évident, c'est de trouver une personne qui pense à la génération qui s'en vient en soulignant qui faut impérativement lui céder la place. Pas l'encourager à prendre une place dans le système, mais à tasser le système en place pour que les jeunes viennent installer le leur.

Ce monsieur est la source d'inspiration la plus inattendue qu'il m'ait été donnée d'avoir.

Le seul désespoir qui m'habite, c'est que j'ai l'impression que ce monsieur de 70 ans est le seul qui ne pense pas comme un monsieur de 70 ans, avec autant d'abnégation.

Mais n'attendons pas que toute la génération qui nous précéde ait l'illumination. Prenons les choses en main.

Et avant de tout prendre sur nos épaules, pourquoi ne pas débattre sur des scènes non politique, où on peut réfléchir franchement ?

Ouais, finalement, tout va peut-être comme tout devrait aller...

mardi, février 14, 2006

La St-Valentin

Aujourd'hui, 14 février. En sortant du travail, un fleuriste. Une ligne d'attente. Longue d'un km ou à peu près. Eh, les gars, si vous dîtes à vos blondes que vous les aimez juste le 14, pas surprenant qu'il y ait deux millions de québécois célibataires...
Dans ce monde d'hyper-sexualisation et de consommation-éclair, on devra maintenant écrire "seins-valentin". Mais bonheur à tous les couples quand même. On sait jamais.