Denise Bombardier, dans son billet à TVA (j'ai zappé à TVA par accident, rassurez-vous...), disait à Sophie Thibeault que reconnaître le Québec comme nation, "c'est comme dire "vous vous appelleez Sophie", c'est une évidence !".
La branche québécoise du PLC pousse très fort pour que le point, voté au Québec lors du dernier congrès du PLC-Q, se rendent jusqu'au congrès national (tm).
Le "hic" : le ROC ne veut rien savoir de rouvrir le débat. M. Ignatieff (quelqu'un sait-il comment écrire le nom de ce monsieur ??) se désiste peu à peu et on tente d'étouffer le débat au congrès national (tm). Bref, les libéraux sont égaux à eux-mêmes en évitant le débat de fonds pour être le plus inclusifs possible. Or, à trop vouloir être inclusif, on n'avance pas.
Et c'est justement là que ça achale.
Le toujours très fédéraliste Alain Dubuc était à "Il va y avoir du Sport" à Télé-Qc hier et il débattait sur le sujet suivant : devrait-on rénover le Québec avant de le bâtir. De l'autre côté de la table, il y avait le bouillant M. Charbonneau (ancien ministre péquiste et ancien président de la chambre à l'Assemblée Nationale). J'ai écouté une partie du débat. Pourquoi ? Parce que ça tourne en rond.
M. Dubuc est bien celui qui, comme Lucien Bouchard (tm), trouve que les québécois n'entreprennent plus rien. On a peur du changement. On cherche le consensus. Or, il est sûrement très nationaliste. Le problème, c'est que l'incarnation trudeauiste du fédéralisme à Ottawa est encore le parti Libéral (tm), ce parti qui, en ce moment, préfère nier un problème plutôt que de déplaire.
Il est là le noeud du problème : le manque d'idéologie forte. Les péquiste sont persus comme bornés et farouches par bien des gens simplement parce qu'ils tiennent à une idée et qu'ils n'en démordent pas. Dans un Québec où on veut plaire à tous, prendre une position qui divise les gens, c'est pas bien du tout...
M. Dubuc, d'aileurs, dans ce débat, reprochait à M. Charbonneau que le OUI ne l'emporterait pas par une assez forte majorité. On a encore peur du changement. On crain que tout le monde ne soit pas content. Oui, je sais que faire un pays, c'est plus important que décider où on bâti un hôpital, mais en démocratie, il n'y a qu'une manière de trancher un débat, peu importe son amplitude : la majorité.
Or, vouloir 100 % des gens de son bord, c'est impossible. M. Dubuc, comme M. Ignatieff (sérieux, je suis vraiement jamais certain si je fais pas une faute quand j'écris son nom...), doivent le comprendre, mais pour des raisons différentes.
M. Ignatieff (soupir) : le Canada est divisé sur à peu près tous les débats. Les provinces veulent plus de pouvoir, Ottawa non. L'Alberta veut moins d'impôt, le Nouveau-Brunswick, non. La Colombie-Britannique veut faire un renouveau de son processus démocratique alors que les conservateurs fédéraux donne un ministère à un Sénateur. C'est un pays plein de contradictions et, un moment donné, il faudra se prononcer clairement sur des enjeux en se disant que des gens seront fâchés fâchés...
M Dubuc : Si le Québec est immobile, c'est peut-être qu'il n'a plus d'impulsion. Scrapper Duplessis et la grande noirceur (tm), c'était une belle raison d'évoluer et c'était motivant. L'affirmation nationale de 1976, c'était motivant. La négociation de l'ALÉNA, c'était quand même cool... Aujourd'hui, qu'a-t-on ? Je l'ai déjà dis dans un précédent message sur ce blogue : on a des Premiers Ministres gestionnaires, desquels on s'attend à rien de plus qu'un budget qui se tient, des réductions d'impôts et des listes d'attentes moins longues. Aucune impulsion inspirante là-dedans.
Si on se bottait tous le cul très fort, qu'on se donnait un pays (même à 51 %, juste pour prouver qu'on crissement hot avec notre démocratie), qu'on affirmait très très fort ce qu'on est, quite à faire chier les autres 49 %, on sorirait de l'immobilisme. Mais ce scénario, Alain Dubuc ne l'aimera pas.
Comment dire aimer une chose mais être plus confortable avec son contraire...
J'ai bien hâte au congrès national (tm) du PLC (tm) pour voir comment M. Ignatieff s'en sortira... et ce que l'ineffable Alain Dubuc en dira !
samedi, novembre 11, 2006
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